L'église de Roumegoux

27/06/2017
L'église de Roumegoux

Elle est érigée au centre du village sur un monticule qui la rend bien visible depuis l’intersection des routes conduisant à Parlan d’un côté et à Saint-Saury et vers le Quercy de l’autre.
Cette petite église est dédiée aux Piliers de l’Eglise, les Saints Apôtres Pierre et Paul. Elle est en parfaite harmonie avec les maisons du village qu’elle domine de son joli clocher à peigne où se balancent trois cloches.

 Restaurée depuis quelques décennies, ses toitures en lauze du pays et les pierres apparentes de ses murailles s’intègrent parfaitement avec les maisons du village l’enserrant quelque peu au sud-ouest.
Au midi, elle est bordée par un petit jardin aménagé dans l’espace que fut autrefois le cimetière paroissial, transféré comme en bien d’autres endroits, à l’extérieur du bourg. De cet espace public on appréhende mieux l’aspect de l’édifice et ses différentes adjonctions. En effet, la date de 1827 sur le linteau de la fenêtre éclairant la sacristie accolée à la chapelle sud indique ce rajout au XIXe siècle.

Lorsque l’on pénètre dans l’édifice par le porche percé dans le mur-clocher, typique de notre région, on découvre une petite nef séparée du chœur par un arc triomphal de style gothique, bâti de belles pierres de taille de granite.

Le chœur est éclairé par deux fenêtres en arc brisé, surmontées d’un œil de bœuf, le tout aménagé dans le mur plat de l’abside. Celle de gauche est munie d’un vitrail représentant saint Paul et sur celle de droite on reconnait saint-Pierre tenant les clefs du paradis. Outre la piscine (l’illière) les murs du sanctuaire sont percés de niches, autrefois appelées armoires, dans lesquelles sont abritées entre autres, la belle statue de saint-Géraud provenant de la chapelle du Bourniou.

Le chœur de forme presque carrée, est couvert d’une voûte à croisée d’ogive soutenue par des nervures en granit reposant aux quatre coins sur des culots de même. A la clef de voûte se voit un écusson dont les meubles ont été effacés, sans doute par un sablage trop radical lors de la rénovation de l’édifice. De ce fait, tout comme ceux des deux chapelles latérales, il est à présent quasiment illisible. On peut présumer qu’y étaient sculptées les armes de l’abbaye de Saint-Géraud dont l’église était une dépendance, mais cette hypothèse bien que paraissant logique, ne pourrait être vérifiée que par des photographies anciennes ou des relevés.

La même énigme se pose pour les deux chapelles latérales donnant à l’église sa forme classique de croix latine. Toutes les deux sont voûtées par des croisées d’ogives en granit, avec clefs de voûtes armoriées, mais à présent indéchiffrables.